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PSYBERNÉTIQUE

1. 

a) Il s'agit d'un conditionnement répondant. Le comportement de Josiane est involontaire en ce sens qu'elle a appris à pleurer en réponse à une stimulation sur laquelle elle n'a pas de contrôle.

b) Les composantes du conditionnement de Josiane sont les suivantes:

Stimulus neutre = voix de Diane qui ne provoque pas de réponse de peur

Stimulus inconditionnel = ongle de Diane qui érafle la peau de Josiane

Réponse inconditionnelle = douleur qui provoque les pleurs de Josiane

Stimulus conditionnel (voix de Diane) qui provoque la réponse conditionnelle (pleurs de Josiane)

 

2. a) Conditionnement répondant, puisque les pleurs de Xavier sont associés involontairement à la vue de son père.

b) Il s'agit de la généralisation du stimulus. Le père de Xavier ressemble physiquement au médecin qui a administré le vaccin à Xavier. À la vue de son père, Xavier déploie la même réponse qu'il a associée à la vue du médecin.

c) Stimulus neutre = le médecin qui a administré le vaccin

Stimulus inconditionnel = la piqûre (le vaccin)

Réponse inconditionnelle = la douleur causée par la piqûre qui provoque les pleurs

Stimulus conditionnel (vue du médecin) qui provoque la réponse conditionnelle (pleurs de Xavier)

Stimulus conditionnel (père de Xavier) qui ressemble au médecin et qui provoque la réponse conditionnelle (pleurs de Xavier) par généralisation du stimulus.

 

3. a) Le but de l'intervention est de faire en sorte que Line puisse prononcer correctement la syllabe «ait» dans une conversation. Pour y arriver, il faut procéder par étapes:

·        S'assurer qu'elle puisse prononcer ces sons. Pour ce faire, on renforce la position adéquate de la bouche et de la langue. Lorsque que ce comportement est bien maîtrisé, on ne le renforce plus et on passe à l'étape 2. (Les renforçateurs peuvent prendre différentes formes comme des «bravos», des sourires, un hochement approbateur de la tête, un contrat menant à l'obtention d'une récompense, etc.)

·        Demander à Line de prononcer différentes syllabes parmi lesquelles on retrouve des «ait». Ne renforcer que la prononciation adéquate de cette syllabe. Lorsque ce comportement est maîtrisé, on ne le renforce plus et on passe à l'étape 3.

·        Demander à Line de lire à haute voix des mots dont certains contiennent la syllabe «ait». La renforcer lorsqu'elle prononce adéquatement ces mots. Lorsque ce comportement est maîtrisé, on ne le renforce plus et on passe à l'étape 4.

·        Demander à Line de répondre à différentes questions et surveiller l'apparition de la syllabe «ait». Renforcer Line lorsqu'elle prononce adéquatement cette syllabe dans le cadre de la conversation. À la fin de cette procédure, Line devrait maîtriser la prononciation de la syllabe «ait».

 b) La procédure du façonnement est préférable car l'enfant apprend au fur et à mesure le comportement souhaité, alors que la punition consiste uniquement à faire disparaître un comportement inadéquat. De plus, la punition est associée à plusieurs conséquences négatives: souvent administrée sous le coup de la colère, elle peut provoquer de la peur ou de la colère chez la personne punie ; ses effets sont souvent temporaires ; elle ne peut pas toujours être administrée immédiatement après le comportement inadéquat et elle peut même constituer un renforçateur par l'attention accordée à la personne punie.

 

4. Plusieurs interventions sont possibles dans le domaine du conditionnement opérant mais l'ordre le plus probable est le suivant:

apprendre au chien à s'asseoir à l'aide de la laisse qui serre le cou. Placer le chien à côté de soi après lui avoir passé la laisse autour du cou. Le maître doit punir positivement (en tirant sur la laisse) tous les mouvements du chien qui l'amènent à s'éloigner. Lorsque le chien est plus ou moins immobile, le maître doit dire «assis» tout en appuyant sur le derrière du chien pour qu'il soit effectivement assis. Lorsque le chien finit par s'asseoir seul à l'ordre «assis», le maître peut renforcer ce comportement par un biscuit.

apprendre au chien à venir rejoindre son maître à la commande «ici». Le maître utilise la commande «assis» pour maintenir l'animal dans cette position et s'éloigner graduellement de lui. Lorsqu'il est à quelques mètres et que l'animal n'a pas bougé, il revient vers lui et lui donne un biscuit pour le renforcer positivement. Graduellement, le maître augmente la distance entre lui et le chien qui doit demeurer assis. Par la suite, il doit lui apprendre à le rejoindre à la commande «ici». Pour ce faire, il procède graduellement en ne s'éloignant que de quelques mètres et en lui donnant la commande «ici» en changeant de position (par exemple en se penchant vers l'avant ou en ouvrant les bras). Lorsque le chien vient rejoindre le maître, celui-ci le renforce positivement avec un biscuit. Graduellement, le maître augmente la distance qui le sépare de son compagnon et change d'environnement pour répéter ces conduites. Lorsque ces deux apprentissages sont maîtrisés, l’animal devrait être en mesure de passer le test à l'intersection.

5. Il s'agit d'un conditionnement opérant, et plus précisément d'un comportement d'échappement. Dans le passé, Martin a appris que le comportement «quitter le lieu où survient une querelle» est suivi de la conséquence «disparition de la situation aversive». Il ne fait que répéter le comportement  «quitter le lieu où survient une querelle» ce qui montre bien que la conséquence «disparition de la situation aversive» agit comme un renforçateur négatif sur ce comportement.

 

       

     

Tuesday 08 August 2000